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LinkedIn, nouveau territoire de communication

11 juillet 2012 Laisser un commentaire

A défaut de ne pas bloguer suffisamment régulièrement pour prétendre au titre de blogueuse, voici le Livre blanc sur lequel j’ai pu travailler avec mes collègues Joïakim et Nicolas de Publicis Consultants Net Intelligenz.

En effet, si les fonctionnalités payantes de LinkedIn ont montré toute leur efficacité pour les ressources humaines des entreprises, ce document offre une vue d’ensemble du réseau social professionnel et les possibilités que ce dernier offre aux entreprises en termes de communication et d’image.

Je vous invite également à lire le billet sur le blog de Net Intelligenz qui donne un petit aperçu du contenu de ce livret blanc : Entreprises, réveillez votre écosystème LinkedIn et à découvrir toutes les actualités de l’agence sur le compte Twitter : @NetIntelligenz

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Bad Buzz pour Nivea USA

20 août 2011 1 commentaire

La page Facebook de la marque Nivea USA fait, depuis hier, l’objet de nombreux messages virulents d’internautes indignés de la dernière campagne publicitaire parue dans la version papier du magazine américain Esquire. Cette campagne est jugée raciste car elle scandait, jusqu’à son retrait le lendemain, le sloggan : « Re-civilize yourself » accompagné d’une photo représentant un homme noir habillé d’une chemise et d’un polo et qui s’apprête à jeter son ancienne tête coiffée d’une coupe afro.

campagne publicitaire Nivea for men - Re-civilze yourself"

Les internautes américains, et à travers le monde, ont donc exprimé leur contrariété sur la page Facebook du groupe Nivea USA :

Le groupe a par ailleurs également publié des excuses et a reconnu que cette publicité était inadaptée.

En effet, les Etats-Unis sont déjà confrontés à des problématiques raciales. Insinuer que ces derniers ne soient pas civilisés fait référence au passé historique des noirs Américains et est, de ce fait, sujet à controverse. On peut également faire référence à a récente polémique provoquée par Marvel avec son Spider-Man métisse !

Ce n’est cependant pas la première fois que le sujet du type de cheveux crépus est traité et cette campagne publicitaire soulève à nouveau la question. La top-modèle et présentatrice Tyra Banks avait déjà abordé la question dans une de ses émissions. Elle faisait intervenir des petites filles afro-américaines qui se disaient désireuses d’avoir les cheveux des occidentaux et dénonçait les stéréotypes imposées autour de la beauté par le biais de témoignages.

Pour en revenir au bad buzz sur la page Facebook Nivea USA, ce dernier ne peut laisser sans évoquer celui qu’avait rencontré le groupe Nestlé attaqué par Greenpeace qui avait engendré de nombreuses retombées sur la page Facebook avec une gestion désastreuse de la communication, un cas d’école pour les community manager. La page Malabar avait également fait face à de nombreux commentaires hostiles de fans mécontents de voir la mascotte du chewing gum de leur enfance remplacée par Mabulle, un chat noir à lunettes. Si la communication fut assez chaotique au départ (analyse intéressante du blog Aether Concept), j’ai trouvé que le community manager avait finalement habilement géré la crise en adoptant un ton décalé et humoristique.

Mais qu’en est-il de la page Nivea USA ? Les excuses officielles, même si elles restent très formelles ne se sont pas autant fait attendre que pour Nestlé mais on peut noter qu’aucune participation aux commentaires postés sur le wall n’a été faite. On peut se poser la question de la réaction à adopter pour une marque sur une page Facebook dans ce genre de crise. Une réponse unique montre rapidement ses limites car elles perd en visibilité sur le fil d’actualité qui évolue au gré des commentaires. L’ignorance ou l’agressivité sont, bien évidemment, à proscrire. Difficile pour la marque d’utiliser l’humour car le sujet est hypersensible, en particulier aux Etats-Unis. La situation présente des contraintes certaines.

Le groupe Nivea France a également choisi de communiquer via le fil Twitter Nivea France pour réagir de manière pro-active aux publications naissantes sur le web français.

Il faut reconnaitre que des actions ont été prises pour gérer cette crise en ligne même si elles restent limitées, reste à savoir si ce bad-buzz aura un impact sur le long terme sur l’image de la marque.

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Google + pour contrer Facebook : Menace réelle ou tentative vouée à l’échec ?

C’est un fait et la plupart en ont eu écho, Google se lance une nouvelle fois dans le réseautage social avec son interface expérimentale Google +. Des moins convaincus aux plus optimistes, la nouvelle interface, pour le moment uniquement accessible par le biais d’invitations, a déjà fait couler beaucoup d’encre.

J’ai donc souhaité à mon tour en savoir plus sur le nouveau réseau social…

Un réseau encore fermé à ce jour

Obtenir une invitation n’est pas très difficile quand on a la chance de connaître des personnes qui travaillent dans l’univers de la communication digitale, mais il n’en reste pas moins que des petits malins ont profité de la curiosité générale pour aller jusqu’à vendre les invitations !!!

J’ai donc réalisé mes premiers pas sur Google + avec une curiosité certaine mais surtout avec une question en tête : Qu’est-ce que Google proposera de plus que Facebook ? Pour rappel, le géant n’en est pas à sa première tentative d’entrée sur le marché des réseaux sociaux, notamment avec Google Wave qui avait suscité beaucoup d’émotions pour finir aux oubliettes, c’est donc à cet effet que l’initiative a fait l’objet de moqueries sur la toile.

Source : Joy of tech

Mais il faut souligner que ce n’est encore qu’un projet, comme son nom l’indique, et qu’à mon humble avis, ce dernier s’inscrit dans d’avantage dans une optique d’optimisation de la recherche sociale plutôt que dans une tentative  de mettre en péril Facebook.

Sans plus attendre voici un petit trailer de présentation du projet Google + :


Les Google Circles

Comme on peut le découvrir dans cette petite vidéo, l’atout majeur réside dans les « circles ». Rien d’innovant en comparaison aux groupes mis en place par Facebook que je décrivais déjà dans un de mes précédents articles : Guide pratique de vie privée sur Facebook, mais en revanche, le classement des personnes du graphe social de chacun devient un passage obligé.

L’application Circles est simplifiée au maximum dans son utilisation. Elle utilise une représentation graphique de cercles portant chacun un intitulé du groupe. On peut faire glisser ses contacts dans les cercles d’appartenance, de manière claire et simple. Cela permet donc de protéger ses publications et ses documents photos, vidéos, etc.

Ce que Facebook envisageait comme optionnel est désormais priorisé par Google+Project pour une utilisation optimisée du graphe social.

Ces cercles régissent l’ensemble du positionnement des informations et simplifient totalement la recherche  sur le réseau social. On peut suivre les informations publiques d’une personne sans même qu’elle ne le sache. On fait ressortir les documents multimédias en fonction des cercles.

Le paramétrage de la vie privée est très accessible avec une incidence directe de la perception de la confiance sur le site.

En effet, les relations sur les réseaux sociaux et celles dans la vie réelle diffèrent totalement et il est nécessaire de distinguer les lieux de publication des statuts.
Relations Facebook vs Relations réelles
Vincent Abry proposait sur son blog consacré entre autres aux réseaux sociaux un article sur les Google Circles dans lequel il offrait un slideshare d’un ouvrage très intéressant de Paul Adams sur le réseau social de la vie réelle, ci-dessus.

Source : Paul Adams

Pour continuer sur la lancée des points positifs du réseau :
Une édition des statuts facilitée

Mais Google+ ne repose pas uniquement sur ses fameux cercles mais j’ai également noté quelques détails positifs parmi lesquels la possibilité d’éditer ses statuts très simplement; une faute d’orthographe honteuse sur un statut ? Plusieurs personnes ont déjà commenté et vous ne pouvez plus supprimer le statut pour le réécrire ? Avec Google+ il est possible de corriger son statut sans même le supprimer !
La fonction +1 de Google

Comme je l’évoquais plus haut, j’ai le sentiment que la fonctionnalité +1 a de grands jours devant elle. Un +1 élargi aux moteurs de recherche pourrait permettre d’améliorer le ciblage publicitaire par exemple.

J’ai constaté que l’on pouvait retrouver l’onglet +1 sur le profil utilisateur qui fait ressortir  les contenus Web que l’on aime, approuve ou souhaite recommander à d’autres utilisateurs. J’ai donc testé cette fonctionnalité et je trouve qu’elle est très utile car elle peut avoir une fonction de marque-page en plus d’être un moyen de recommandation.


La fonctionnalité « Créer une bulle » (Hangout)

Cette fonctionnalité est très impressionnante car en plus du tchat video à plusieurs, j’ai adoré la possibilité de partager une vidéo Youtube en simultané.  Etant une grande amatrice du partage vidéo, j’ai souvent rencontré cette envie de visionner avec mon correspondant une vidéo durant une conversation sur Skype. Le visionnage de la vidéo n’était alors possible que pour l’autre personne.

C’est ici qu’intervient Google+ avec son système ingénieux de visualisation simultanée Youtube.

Google Créér une bulle

Je n’ai hélas pas encore suffisamment de contacts pour pouvoir vous faire profiter d’une démonstration mais le concept est très séduisant  !
Le point moyen-négatif : La fonction Déclic

J’ai encore un peu de mal à comprendre l’utilité réelle de l’onglet « Déclic » (« Sparks » en anglais), est-ce une sorte de Google Alert sur les sujets qui suscitent notre intérêt ? Ce moteur de recherche me parait assez pauvre (du moins pour le moment), j’ai été assez déçue par ce dernier sur quelques requêtes pourtant assez simple.

Fonction mobile : en attente

Je me prononcerai sur la fonction mobile dès lors qu’elle sera développée à l’Iphone, qui selon moi, est indispensable pour atteindre le grand public.

Je ne peux me prononcer sur l’avenir de Google +, ne sachant, dans un premier temps, toujours pas si le réseau attirera le grand public. A première vue, le site semble totalement inspiré de Facebook sans les publicités mais quel sera le modèle économique du réseau social s’il n’est pas celui de la publicité ciblée grâce au +1 ? Certains s’avancent sur la probabilité que l’interface inclue des applications plus sociales telles que les jeux.  Google+ aura t-il un impact sur le référencement ? Va t-on modifier notre manière de chercher l’information ? Qu’en sera t-il du problème de la conservation des données ? Il est légitime de se poser la question d’autant plus si on prend en considération les évènements du jour, qui remettent en cause la sécurité du réseau social déjà sujette à une première faille de sécurité au niveau du partage des messages.

On souhaite en tout cas à ce projet de ne pas connaître la même fin que Google Wave et Google Buzz car l’interface est épurée et la navigation simple, ce qui est déjà un bon point.

Le futur des moteurs de recherche : Qwiki

6 octobre 2010 2 commentaires

Un nouvel outil a été présenté lors d’une conférence TechCrunch à San Francisco : Qwiki, une incroyable plateforme qui permet, en insérant un mot-clé dans le moteur de recherche, de présenter toutes les informations de manière imagée (photos et vidéos) accompagnées de commentaires audio (une voix féminine futuriste qui évoque, sûrement volontairement, celle du célèbre dessin animé Wall-e). L’outil se veut interactif et se présente comme le futur du moteur de recherche voire comme le remplaçant de Wikipedia.

Comme son nom l’indique, « Qwik » fait allusion à l’accès rapide et instantané aux informations et « Wiki » souligne le caractère encyclopédique du moteur.

La start-up californienne créée par Louis Monier, le français fondateur d’AltaVista, met superbement bien en avant l’interface lors de la conférence.  Une vidéo à voir à tout prix pour mieux comprendre le concept :

Qwiki at TechCrunch Disrupt from Qwiki on Vimeo.

Je trouve la lecture d’applications sur le Iphone tout simplement incroyable et très prometteuse, néanmoins j’ai souhaité en savoir plus c’est pourquoi je me suis inscrite au Qwiki Alpha (une version expérimentale). J’attends toujours mes identifiants et je tâcherai d’en parler d’avantage dès lors que j’aurai pu tester personnellement l’interface.

Qwiki a déjà remporté la “Disrupt Cup” organisé par TechCrunch à San Francisco (avec à la clef la somme de 50 000$) :

Voici une interview du fondateur Louis Monier décrivant mieux le concept et ses applications futures :

Peut-on dire que Google va devoir faire face à une réelle concurrence ? En tout cas, Qwiki devrait connaitre un bel avenir car il rencontre déjà un succès croissant auprès des personnes qui l’ont testé  alors même que l’interface n’est pas encore accessible au grand public.

Le point de la semaine

24 septembre 2010 Laisser un commentaire

Cette semaine a une fois de plus été assez chargée ! Outre ma semaine d’intégration de Master 2 de commerce électronique à l’UPEC, elle aura été principalement marquée par l’évènement du début de l’année : Le salon du e-commerce 2010.

Cette manifestation attire un public toujours plus important grâce à ses nombreux exposants et notamment pour ses conférences (gratuites comme payantes). Le lieu est idéal pour se maintenir informé quant aux nouvelles tendances en matière de e-commerce et techniques de webmarketing.

Je n’aurai pu assister qu’à deux des conférences en question, à savoir celle intitulée : « Comment se défendre contre le plagiat de son site web avec pour invité d’honneur le médiatisé Maître Gérard Haas. Ce dernier a principalement évoqué les risques pour l’e-reputation et les notions de diffamation et de digression.

En dehors du fait que le droit appliqué au web est en plein développement, je retiens un point essentiel de cette conférence : en tant qu’expert des droits à la vie privée, Maître Haas a souligné qu’il était préférable pour un internaute français d’utiliser les réseaux sociaux français afin de pouvoir appliquer le droit français beaucoup plus protecteur pour ses utilisateurs en cas de litige. Je n’ai pu m’empêcher d’effectuer le lien entre l’extrait d’un reportage diffusé récemment sur Canal + « Ma vie à poils sur le net » relatant l’histoire d’une internaute française qui avait mis en ligne des contenus sur sa vie privée sur un forum appartenant à Google. Elle avait émis plusieurs demandes de retrait des pages concernées auprès du géant avant d’entamer un procès contre ce dernier. Le juge s’est déclaré incompétent car Google est une société américaine dont les serveurs sont localisés aux États-Unis, c’est donc le moteur de recherche qui a remporté le procès. Cela dit,même si je ne suis pas étrangère à l’hégémonie des entreprises aux USA et à la liberté d’utilisation des données personnelles dont elles peuvent jouir, il me parait assez curieux que la loi française ne puisse pas intervenir pour défendre les droits des utilisateurs d’un service dont les locaux sont également situés en France… Le droit privé international ne devrait-il pas intervenir dans ce cas ?

La seconde conférence à laquelle j’ai pu participer s’intitulait :  » Les nouvelles opportunités Social Media pour le e-marketing, présentée par le directeur de MediaVentilo, Amidou Loukouman qui a offert une assez bonne présentation d’ensemble des possibilités offertes par les réseaux sociaux. L’agence MediaVentilo propose des formations et conseils de community management aux entreprises pour mieux gérer leur utilisation des réseaux sociaux et en faire un véritable facteur de croissance. Le directeur a donc pu énumérer quelques unes des possibilités de développement sur les principaux réseaux sociaux, à savoir, Facebook et Twitter. Pour ce dernier, j’ai automatiquement pensé aux dernières informations transmises par Twitter. En effet,  les équipes de développement ont annoncé une sorte de coming-out : le petit oiseau bleu ne souhaite plus être assimilé à un réseau social mais plutôt à un réseau d’informations indispensables (ce qui, je dois l’avouer, est une définition bien plus adaptée à l’usage que je fais de l’outil).

Pour finir, tous les utilisateurs de Twitter auront pu découvrir la nouvelle interface, beaucoup plus ergonomique et plus sympathique. Voici donc un spot publicitaire pour la promotion de la nouvelle page d’accueil :

Voilà donc une semaine bien chargée en évènements et en changements !

Vidéos de la semaine

18 septembre 2010 1 commentaire

Voici pour cette semaine bien chargée mon post se résumera à une publication paresseuse avec les vidéos qui m’ont spécialement marquée ces derniers jours :

La nouvelle campagne de sensibilisation de Greenpeace à l’encontre de Facebook

Pour ceux qui auraient manqué le remue-ménage dans le monde des référenceurs, le nouvel outil Google Instant expliqué :

sans omettre le spot publicitaire avec Bob Dylan à l’affiche:

Catégories :Actualités, Pub, Vidéos

Famicity ou la fin des problèmes de vie privée

7 septembre 2010 3 commentaires

Voilà de quoi rassurer les membres de nos familles avec lesquels on souhaiterait échanger ailleurs que sur Facebook : Famicity.com, ou l’alternative aux problèmes de vie privée auxquels on peut faire face quand on n’a pas suivi les bons conseils que j’ai pu gratuitement dispenser dans mon article : Guide pratique de vie privée sur Facebook.

L’accueil se fait vraisemblablement comme celui de Facebook au premier abord, avec un agencement des fonctionnalités qui diffère. On y trouve une rubrique qui met en avant les dates anniversaires de vos contacts, les dernières personnes connectées ainsi que les récents partages de photos, et en rubrique centrale, le fameux fil d’actualités (« Ils donnent des nouvelles ») qui se différencie totalement de celui que l’on peut utiliser sur notre réseau social préféré.  Ce dernier révèle la particularité de ne présenter aucune restriction en termes de caractères. En effet, ces fils d’actualités ne sont plus de simples fils mais deviennent des posts. Les espaces  personnels de chacun (appelés ici « Journal ») ont des allures de blogs qui peuvent être agrémentés de photos et de vidéos.

Plus bas, une rubrique appelée « Chroniques » semble aborder des sujets très variés touchant à notre quotidien. Au départ, je me demande ce qu’on peut bien y trouver, des actualités du type Le Courrier International ou les nouvelles sur mes artistes préférés que l’on peut sélectionner ? Des actualités  choisies par Famicity ? Le doute plane…

Autre particularisme : Sur Famicity, on peut construire son arbre généalogique grâce à la rubrique « Famille » où l’on peut préciser si les contacts sont issus de la proche famille ou de la famille éloignée. De la même manière que sur Facebook, il est possible d’effectuer une classification de ses amis par listes car, rappelons-le nous bien, Famicity n’est pas comme son nom peut porter à le croire, exclusivement réservé aux cercles familiaux.

Alors en un regard on se dit qu’il n’y a rien de vraiment nouveau, qu’on connait déjà le concept et que ce Facebook bis ne nous apportera rien de  plus. C’est ici qu’intervient Nicolas De Paoli, membre de l’équipe fondatrice du projet, que j’ai eu le plaisir de rencontrer pour une entrevue au cours de laquelle j’ai pu lui poser toutes les questions qui me démangeaient tant.

Famicity (et pas Familicity) est donc un projet qui a vu le jour en 2006 grâce à deux jeunes informaticiens de formation, Guillaume Languereau et Jérôme Blanchard. L’initiative part d’un constat de l’un des deux créateurs : sa famille est éclatée à travers toute la France et il voudrait que le lien continue d’exister entre eux de la même manière que le permet le réseau social Facebook avec ses amis. Mais il souhaitent personnaliser leur réseau en se basant sur un modèle économique aussi innovant que sûr pour les Famicitizen.

Ainsi, terminé les formats publicitaires intrusifs s’appuyant sur vos données personnelles, désormais, c’est l’utilisateur qui formulera des requêtes par le biais de la rubrique « Chroniques » à laquelle je faisais allusion lors de ma découverte de l’interface et dont je ne percevais pas tout le sens. Ce sont ces « Chroniques » qui vont permettre au réseau de générer des revenus. Les utilisateurs viendront poser leur question à cet endroit et c’est ici que les entreprises fourniront des conseils complets. On reste donc sur un modèle économique basé sur la publicité mais de manière plus respectueuse de l’utilisateur. Famicity fait de sa devise le respect de la tranquillité et de la vie privée de l’utilisateur. Nicolas De Paoli m’explique que l’esprit de l’équipe repose sur le fait qu’Internet n’est pas supposé être un espace public dans lequel on peut accéder aux informations les plus privées des individus et c’est pour répondre à ce besoin de retrouver un espace privé qu’expriment de plus en plus d’internautes que ce réseau social est né.

Le réseau est toujours en développement mais le bouche à oreille a déjà permis à l’équipe de récolter plus de 50 000 membres en un temps record. En effet, là où Facebook engendre quelques inscriptions d’amis pour une inscription faite, Famicity, lui, va jouir d’une viralité plus importante dans la mesure où une seule inscription entraine celle de tous les membres d’une famille. L’équipe de Famicity espère compter plus de 2 millions de français inscrits sur son réseau.

Et c’est sans compter les innombrables possibilités que pourra offrir l’interface aux entreprises. Votre cousine se marie ? Consultez sa liste de mariage. Votre neveu fête ses 14 ans ? Consultez la liste des cadeaux dont il rêve sur sa page personnelle. Fini le bouquet de fleur virtuel de Facebook, vous pourrez bientôt retrouver votre fleuriste sur votre interface pour envoyer un bouquet à vos grands-parents simplement pour le plaisir d’offrir.

Ce concept est génial, je vous l’accorde, mais l’idée avait déjà été développée par Hello Tipi, à l’exception que pour ce dernier, si le site annonce la gratuité d’inscription, le service est payant et c’est là le plus grand tort d’un réseau social…

Par ailleurs, Famicity s’est montré très attractif avec la possibilité de créer un arbre généalogique gratuitement. Là aussi, la plupart des sites proposant ce service est payant, alors qu’ici l’arbre se génère automatiquement en fonction des relations déterminées entre les utilisateurs ! L’équipe a déposé un brevet pour cette invention. Famicity se base sur les relations réelles pour vous permettre de fortifier ces liens. Non addictif, l’équipe de Famicity a refusé de faire intervenir toute information extérieure à vos relations avec vos proches au cœur de son interface. En effet, il est vrai qu’on peut constater que les fils d’actualités sur Facebook sont souvent pollués par les groupes ou centres d’intérêt auxquels on a adhéré. On pourra consulter au gré de ses envies les nouvelles publications de ses proches sans se sentir « out » dès lors qu’on ne se sera pas connecté pendant plus d’une semaine.

La simplicité, la gratuité et surtout la confidentialité des informations, voilà la recette pour un réseau social susceptible d’en attirer plus d’un, y compris nos parents qui se sentent souvent perdus au milieu du torrent d’informations !

Alors qu’attend-on pour convaincre nos familles de disposer d’un espace enfin adapté ? Quoi qu’il en soit, l’évolution de ce réseau reste à suivre de très près.

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