Le futur des moteurs de recherche : Qwiki

6 octobre 2010 2 commentaires

Un nouvel outil a été présenté lors d’une conférence TechCrunch à San Francisco : Qwiki, une incroyable plateforme qui permet, en insérant un mot-clé dans le moteur de recherche, de présenter toutes les informations de manière imagée (photos et vidéos) accompagnées de commentaires audio (une voix féminine futuriste qui évoque, sûrement volontairement, celle du célèbre dessin animé Wall-e). L’outil se veut interactif et se présente comme le futur du moteur de recherche voire comme le remplaçant de Wikipedia.

Comme son nom l’indique, « Qwik » fait allusion à l’accès rapide et instantané aux informations et « Wiki » souligne le caractère encyclopédique du moteur.

La start-up californienne créée par Louis Monier, le français fondateur d’AltaVista, met superbement bien en avant l’interface lors de la conférence.  Une vidéo à voir à tout prix pour mieux comprendre le concept :

Qwiki at TechCrunch Disrupt from Qwiki on Vimeo.

Je trouve la lecture d’applications sur le Iphone tout simplement incroyable et très prometteuse, néanmoins j’ai souhaité en savoir plus c’est pourquoi je me suis inscrite au Qwiki Alpha (une version expérimentale). J’attends toujours mes identifiants et je tâcherai d’en parler d’avantage dès lors que j’aurai pu tester personnellement l’interface.

Qwiki a déjà remporté la “Disrupt Cup” organisé par TechCrunch à San Francisco (avec à la clef la somme de 50 000$) :

Voici une interview du fondateur Louis Monier décrivant mieux le concept et ses applications futures :

Peut-on dire que Google va devoir faire face à une réelle concurrence ? En tout cas, Qwiki devrait connaitre un bel avenir car il rencontre déjà un succès croissant auprès des personnes qui l’ont testé  alors même que l’interface n’est pas encore accessible au grand public.

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Le point de la semaine

24 septembre 2010 Laisser un commentaire

Cette semaine a une fois de plus été assez chargée ! Outre ma semaine d’intégration de Master 2 de commerce électronique à l’UPEC, elle aura été principalement marquée par l’évènement du début de l’année : Le salon du e-commerce 2010.

Cette manifestation attire un public toujours plus important grâce à ses nombreux exposants et notamment pour ses conférences (gratuites comme payantes). Le lieu est idéal pour se maintenir informé quant aux nouvelles tendances en matière de e-commerce et techniques de webmarketing.

Je n’aurai pu assister qu’à deux des conférences en question, à savoir celle intitulée : « Comment se défendre contre le plagiat de son site web avec pour invité d’honneur le médiatisé Maître Gérard Haas. Ce dernier a principalement évoqué les risques pour l’e-reputation et les notions de diffamation et de digression.

En dehors du fait que le droit appliqué au web est en plein développement, je retiens un point essentiel de cette conférence : en tant qu’expert des droits à la vie privée, Maître Haas a souligné qu’il était préférable pour un internaute français d’utiliser les réseaux sociaux français afin de pouvoir appliquer le droit français beaucoup plus protecteur pour ses utilisateurs en cas de litige. Je n’ai pu m’empêcher d’effectuer le lien entre l’extrait d’un reportage diffusé récemment sur Canal + « Ma vie à poils sur le net » relatant l’histoire d’une internaute française qui avait mis en ligne des contenus sur sa vie privée sur un forum appartenant à Google. Elle avait émis plusieurs demandes de retrait des pages concernées auprès du géant avant d’entamer un procès contre ce dernier. Le juge s’est déclaré incompétent car Google est une société américaine dont les serveurs sont localisés aux États-Unis, c’est donc le moteur de recherche qui a remporté le procès. Cela dit,même si je ne suis pas étrangère à l’hégémonie des entreprises aux USA et à la liberté d’utilisation des données personnelles dont elles peuvent jouir, il me parait assez curieux que la loi française ne puisse pas intervenir pour défendre les droits des utilisateurs d’un service dont les locaux sont également situés en France… Le droit privé international ne devrait-il pas intervenir dans ce cas ?

La seconde conférence à laquelle j’ai pu participer s’intitulait :  » Les nouvelles opportunités Social Media pour le e-marketing, présentée par le directeur de MediaVentilo, Amidou Loukouman qui a offert une assez bonne présentation d’ensemble des possibilités offertes par les réseaux sociaux. L’agence MediaVentilo propose des formations et conseils de community management aux entreprises pour mieux gérer leur utilisation des réseaux sociaux et en faire un véritable facteur de croissance. Le directeur a donc pu énumérer quelques unes des possibilités de développement sur les principaux réseaux sociaux, à savoir, Facebook et Twitter. Pour ce dernier, j’ai automatiquement pensé aux dernières informations transmises par Twitter. En effet,  les équipes de développement ont annoncé une sorte de coming-out : le petit oiseau bleu ne souhaite plus être assimilé à un réseau social mais plutôt à un réseau d’informations indispensables (ce qui, je dois l’avouer, est une définition bien plus adaptée à l’usage que je fais de l’outil).

Pour finir, tous les utilisateurs de Twitter auront pu découvrir la nouvelle interface, beaucoup plus ergonomique et plus sympathique. Voici donc un spot publicitaire pour la promotion de la nouvelle page d’accueil :

Voilà donc une semaine bien chargée en évènements et en changements !

Vidéos de la semaine

18 septembre 2010 1 commentaire

Voici pour cette semaine bien chargée mon post se résumera à une publication paresseuse avec les vidéos qui m’ont spécialement marquée ces derniers jours :

La nouvelle campagne de sensibilisation de Greenpeace à l’encontre de Facebook

Pour ceux qui auraient manqué le remue-ménage dans le monde des référenceurs, le nouvel outil Google Instant expliqué :

sans omettre le spot publicitaire avec Bob Dylan à l’affiche:

Catégories :Actualités, Pub, Vidéos

Famicity ou la fin des problèmes de vie privée

7 septembre 2010 3 commentaires

Voilà de quoi rassurer les membres de nos familles avec lesquels on souhaiterait échanger ailleurs que sur Facebook : Famicity.com, ou l’alternative aux problèmes de vie privée auxquels on peut faire face quand on n’a pas suivi les bons conseils que j’ai pu gratuitement dispenser dans mon article : Guide pratique de vie privée sur Facebook.

L’accueil se fait vraisemblablement comme celui de Facebook au premier abord, avec un agencement des fonctionnalités qui diffère. On y trouve une rubrique qui met en avant les dates anniversaires de vos contacts, les dernières personnes connectées ainsi que les récents partages de photos, et en rubrique centrale, le fameux fil d’actualités (« Ils donnent des nouvelles ») qui se différencie totalement de celui que l’on peut utiliser sur notre réseau social préféré.  Ce dernier révèle la particularité de ne présenter aucune restriction en termes de caractères. En effet, ces fils d’actualités ne sont plus de simples fils mais deviennent des posts. Les espaces  personnels de chacun (appelés ici « Journal ») ont des allures de blogs qui peuvent être agrémentés de photos et de vidéos.

Plus bas, une rubrique appelée « Chroniques » semble aborder des sujets très variés touchant à notre quotidien. Au départ, je me demande ce qu’on peut bien y trouver, des actualités du type Le Courrier International ou les nouvelles sur mes artistes préférés que l’on peut sélectionner ? Des actualités  choisies par Famicity ? Le doute plane…

Autre particularisme : Sur Famicity, on peut construire son arbre généalogique grâce à la rubrique « Famille » où l’on peut préciser si les contacts sont issus de la proche famille ou de la famille éloignée. De la même manière que sur Facebook, il est possible d’effectuer une classification de ses amis par listes car, rappelons-le nous bien, Famicity n’est pas comme son nom peut porter à le croire, exclusivement réservé aux cercles familiaux.

Alors en un regard on se dit qu’il n’y a rien de vraiment nouveau, qu’on connait déjà le concept et que ce Facebook bis ne nous apportera rien de  plus. C’est ici qu’intervient Nicolas De Paoli, membre de l’équipe fondatrice du projet, que j’ai eu le plaisir de rencontrer pour une entrevue au cours de laquelle j’ai pu lui poser toutes les questions qui me démangeaient tant.

Famicity (et pas Familicity) est donc un projet qui a vu le jour en 2006 grâce à deux jeunes informaticiens de formation, Guillaume Languereau et Jérôme Blanchard. L’initiative part d’un constat de l’un des deux créateurs : sa famille est éclatée à travers toute la France et il voudrait que le lien continue d’exister entre eux de la même manière que le permet le réseau social Facebook avec ses amis. Mais il souhaitent personnaliser leur réseau en se basant sur un modèle économique aussi innovant que sûr pour les Famicitizen.

Ainsi, terminé les formats publicitaires intrusifs s’appuyant sur vos données personnelles, désormais, c’est l’utilisateur qui formulera des requêtes par le biais de la rubrique « Chroniques » à laquelle je faisais allusion lors de ma découverte de l’interface et dont je ne percevais pas tout le sens. Ce sont ces « Chroniques » qui vont permettre au réseau de générer des revenus. Les utilisateurs viendront poser leur question à cet endroit et c’est ici que les entreprises fourniront des conseils complets. On reste donc sur un modèle économique basé sur la publicité mais de manière plus respectueuse de l’utilisateur. Famicity fait de sa devise le respect de la tranquillité et de la vie privée de l’utilisateur. Nicolas De Paoli m’explique que l’esprit de l’équipe repose sur le fait qu’Internet n’est pas supposé être un espace public dans lequel on peut accéder aux informations les plus privées des individus et c’est pour répondre à ce besoin de retrouver un espace privé qu’expriment de plus en plus d’internautes que ce réseau social est né.

Le réseau est toujours en développement mais le bouche à oreille a déjà permis à l’équipe de récolter plus de 50 000 membres en un temps record. En effet, là où Facebook engendre quelques inscriptions d’amis pour une inscription faite, Famicity, lui, va jouir d’une viralité plus importante dans la mesure où une seule inscription entraine celle de tous les membres d’une famille. L’équipe de Famicity espère compter plus de 2 millions de français inscrits sur son réseau.

Et c’est sans compter les innombrables possibilités que pourra offrir l’interface aux entreprises. Votre cousine se marie ? Consultez sa liste de mariage. Votre neveu fête ses 14 ans ? Consultez la liste des cadeaux dont il rêve sur sa page personnelle. Fini le bouquet de fleur virtuel de Facebook, vous pourrez bientôt retrouver votre fleuriste sur votre interface pour envoyer un bouquet à vos grands-parents simplement pour le plaisir d’offrir.

Ce concept est génial, je vous l’accorde, mais l’idée avait déjà été développée par Hello Tipi, à l’exception que pour ce dernier, si le site annonce la gratuité d’inscription, le service est payant et c’est là le plus grand tort d’un réseau social…

Par ailleurs, Famicity s’est montré très attractif avec la possibilité de créer un arbre généalogique gratuitement. Là aussi, la plupart des sites proposant ce service est payant, alors qu’ici l’arbre se génère automatiquement en fonction des relations déterminées entre les utilisateurs ! L’équipe a déposé un brevet pour cette invention. Famicity se base sur les relations réelles pour vous permettre de fortifier ces liens. Non addictif, l’équipe de Famicity a refusé de faire intervenir toute information extérieure à vos relations avec vos proches au cœur de son interface. En effet, il est vrai qu’on peut constater que les fils d’actualités sur Facebook sont souvent pollués par les groupes ou centres d’intérêt auxquels on a adhéré. On pourra consulter au gré de ses envies les nouvelles publications de ses proches sans se sentir « out » dès lors qu’on ne se sera pas connecté pendant plus d’une semaine.

La simplicité, la gratuité et surtout la confidentialité des informations, voilà la recette pour un réseau social susceptible d’en attirer plus d’un, y compris nos parents qui se sentent souvent perdus au milieu du torrent d’informations !

Alors qu’attend-on pour convaincre nos familles de disposer d’un espace enfin adapté ? Quoi qu’il en soit, l’évolution de ce réseau reste à suivre de très près.

Petit guide pour les Twitternuls

2 septembre 2010 6 commentaires

Après avoir posé la question à plusieurs personnes de mon entourage, j’ai confirmé le constat général qui existe autour du réseau social Twitter en France : Kesseséça ?? (=  sentiment d’incompréhension générale). D’où vient donc ce mépris du grand public français à utiliser cet outil dont les médias prônent une évolution constante du nombre d’utilisateurs à travers le monde ? Pourquoi considère-t-on que Twitter est adapté uniquement aux professionnels mais surtout, comment utiliser ce réseau social ?

Tout d’abord, la question que l’on peut se poser est : Pourquoi les français ont-ils autant de mal à intégrer ce réseau à leurs pratiques comme ça a été si facilement le cas avec Myspace et Facebook ?

La première raison qui vient à l’esprit de chacun est ce lexique en apparence trop compliqué, voire inaccessible pour certains, qui demande un investissement de temps pour démarrer que les internautes ne comprennent pas.

La seconde raison est qu’à l’origine Twitter n’existait qu’en anglais et la version francophone n’a vu le jour que très récemment (fin 2009) en comparaison à sa date de création en 2006. On connait l’intérêt des français pour la langue de Shakespeare…

De plus, le site est perçu comme une interface davantage adaptée aux professionnels et aux médias qu’aux utilisateurs qui désirent simplement renouer les contacts avec leur entourage.

Par ailleurs, il n’est pas aussi aisé d’être suivi sur Twitter que sur Facebook car il faut que les tweets publiés soient intéressants pour susciter de l’intérêt auprès des potentiels suiveurs.

Et enfin, cette nécessité de synthétiser ce dont on souhaite parler en 140 caractères pose problème aux habitués des réseaux sans restriction.

Étant moi-même une fervente utilisatrice du réseau social Facebook à des fins aussi bien relationnelles que professionnelles, j’ai également été très peu attirée par le concept au premier abord mais mes orientations professionnelles ont clairement revalorisé mon opinion sur l’utilisation de Twitter. En effet, cette restriction de caractères permet d’accéder à beaucoup plus d’informations réellement intéressantes, ce qui n’est pas toujours le cas sur Facebook. Et le site ne se résume qu’à de l’information, sans les multiples applications, jeux et groupes considérés comme obsolètes. On peut choisir quel type d’informations on souhaite voir apparaitre :  entreprises, célébrités ou personnes, la liste des Twitters que l’on peut suivre est longue. L’engagement est moins important vis-à-vis des personnes que l’on suit sur Twitter que les contacts sur Facebook car on peut décider à tout moment d’arrêter de suivre les tweets qui ne nous conviennent plus. Cette simple éventualité contraint les émetteurs de tweets à produire du contenu le plus intéressant possible.

En ce qui concerne le fonctionnement du réseau social, on a tort de penser qu’il est impénétrable, c’est pourquoi j’aimerai reprendre les 10 tweets de présentation de Twitter issu du petit livret de Tim Collins « Twitter ; Le guide pour s’y mettre (enfin) et tout comprendre ». Je les ai trouvés plutôt concis et résumant assez bien le concept :

1.  Leguidetwitter : Twitter est un site de réseau social qui vous permet d’enregistrer vos pensées sous forme de tweets, des messages de 140 caractères.

2.  Leguidetwitter : Créez votre compte sur Twitter.com. Vous pouvez ajouter votre photo, poster une courte biographie et changer l’arrière plan de votre page.

3.  Leguidetwitter : Vous pouvez utiliser Twitter pour communiquer avec ceux que vous connaissez, trouver des gens intéressants ou les deux.

4.  Leguidetwitter : Utilisez l’option « Trouver des gens » (« Find people » dans la version anglophone) pour rechercher des profils intéressants puis cliquez sur « suivre » (follow).

5.  Leguidetwitter : Pour répondre à un tweet (message), tapez @ suivi du pseudonyme de la personne ou cliquez sur la flèche qui apparait lorsque vous passez la souris sur le message. Exemple: @Paflechien : Un jour j’irai vivre en Théorie parce qu’en Théorie tout se passe bien…

6.  Leguidetwitter : Si quelqu’un a posté une mise à jour (update) ou un lien que vous souhaitez partager, tapez RT (retweet), @ suivi du pseudonyme, puis copiez et collez. Exemple: RT @ninja : Fuir c’est bon pour les robinets !

7.  Leguidetwitter : Les applications comme TweetDeck vous aideront à tirer le meilleur parti de Tweeter. Cette fonctionnalité permet de mieux gérer Twitter.

8.  Leguidetwitter : Twitter rend encore plus accro depuis votre téléphone. Vous pouvez tweeter via la connexion 3G ou WiFi de votre téléphone.

9.  Leguidetwitter : Différentes sortes d’outils rendent Twitter encore plus intéressant, comme Twitpic, qui vous permet de partager des photos dans vos tweets.

10. Leguidetwitter : Vos tweets doivent rester intéressants, envoyez beaucoup de réponses @ et bientôt vous serez plus populaire que le bébé panda qui éternue.

Pour ce qu’il est du vocabulaire de Twitter, un excellent article du site twoutils.com met en avant le lexique de base pour comprendre ce que beaucoup considèrent comme proche du galimatias. [Lexique disponible ici] On y trouvera également une multitude d’outils pour débuter avec Twitter pour ceux qui sont réellement intrigués par ce curieux oiseau.

Pour savoir quels tweeteurs peuvent correspondre à vos centres d’intérêt, Quitwitte.fr propose un ensemble de tweeteurs francophones au cœur de l’actualité. Le site se présente comme une sorte d’annuaire.

Enfin, pour répondre à la fameuse question puisque j’ai Facebook à quoi me sert Twitter ? Tout est relatif, déjà l’utilisation de l’un n’empêche pas l’autre et peut même être complémentaire (avec l‘application Twitter sur Facebook), mais il m’apparait clairement et indiscutablement que Facebook est plus adapté au grand public. Les professionnels mettront en avant l’aspect synthétique des informations sur Twitter quand le grand public valorisera, lui, l’aspect relationnel. Twitter met en avant une navigation simple alors que Facebook demande une certain temps pour une bonne prise en main (surtout en matière de confidentialité des informations). Facebook facilite la matérialisation d’un graphe social sur le réseau alors que sur Twitter, tout le monde peut suivre tout le monde. Tout dépend donc des préférences de chacun…

Vous pensez encore être un Tweeternoob (nouveau venu paumé sur Twitter) ?  Alors testez-vos connaissances sur Twitter grâce à ce test en ligne.

En espérant que cet humble article aura apporté des réponses aux plus réfractaires d’entre vous, vous pourrez également suivre mes futurs tweets sur Twitter: http://twitter.com/mervetbenrabah !

Les deux vidéos qui m’ont marquée cette semaine

Cette semaine deux vidéos ont particulièrement attiré mon attention; la première est une vidéo publicitaire pour la nouvelle fonctionnalité Facebook Place, qui se positionne selon moi comme l’outil qui va signer l’arrêt de mort de Foursquare, à voir…

La deuxième vidéo m’a été inspirée par l’interview de Simon Henault, fondateur du groupe Linked Québec sur Linkedin, sur le blog de l’agence Tractr. Le fondateur s’appuie au cours de l’entrevue d’une vidéo de Seth Godin (gourou du marketing aux USA) dans laquelle ce dernier met en valeur que les réseaux sociaux n’ont de valeur que dans l’exploitation des relations réelles entre les gens mais que son usage devient obsolète quand les relations entre les individus n’existent pas réellement.

Guide pratique de vie privée sur Facebook

18 août 2010 4 commentaires

Aujourd’hui je souhaitais envisager la question de la confidentialité sur les réseaux sociaux mais plus précisément sur le plus utilisé en France : Facebook. Pourquoi aborder seulement aujourd’hui un sujet qui a déjà été vu et revu des milliers de fois sous des milliers d’angles ? Tout simplement car je suis fraichement sous l’influence d’une assez bonne lecture qui fait le tour de la question de manière assez sympathique mais surtout très abordable : « Facebook : mes amis, mes amours… des emmerdes ! ou la vérité sur les réseaux sociaux » d’Olivier Levard et Delphine Soulas.

L’ouvrage se découpe principalement en trois parties, la première faisant le topo des réseaux sociaux en ligne. On y découvre que Facebook n’est pas le leader international mais qu’il fait toujours face à une concurrence certaine avec par exemple Orkut au Brésil, QQ en Chine (si si !) ou encore l’indétrônable Mixi au Japon dont le mode de communication est bien plus adapté à la culture nippone dont les utilisateurs s’expriment par le biais d’avatars mais surtout de manière moins égocentrée. On pourra également y trouver un bref récapitulatif de la success story de ce réseau social dont l’ascension fulgurante est principalement due aux « news feed » (en français fil d’actualité) qui a vu le jour en 2006 et qui a définitivement offert à ses utilisateurs la possibilité de s’exprimer toujours plus.

La seconde partie fait état de nombreux exemples de comportements aussi drôles que choquant. On constate que la quête effrénée du plus grand nombre d’amis conduit à une dévalorisation des véritables amitiés et on comprend au fil des pages que si les réseaux sociaux représentent une invention des plus importantes de notre époque, il n’en reste pas moins les risques que leur utilisation peut comporter ; perte d’emploi, problèmes au sein du couple, usurpation d’identité, détournement d’argent, utilisation des informations fournies à des fins frauduleuses, agressions verbales ou physiques, et dans les pires des cas, homicide, la liste est bien trop longue pour en faire ici le détail.

La troisième partie du livre évoque l’exploitation des réseaux sociaux par les marques, (il fallait bien que des revenus soient engendrés !). Il y a à ce sujet deux points de vue : le premier c’est que les marques utilisent désormais un nouveau mode de communication plus centré sur les réels besoins des consommateurs. Désormais, il est possible pour un consommateur lambda d’exprimer son intérêt pour un produit avec les pages «  fan », (« J’aime » depuis 2010). Vos contacts sauront que vous aimez le Nutella, que vous avez adoré le dernier film de votre acteur préféré, etc. Jusqu’ici, je n’apprendrai rien aux fervents utilisateurs de Facebook. Mais cet aspect représente un atout majeur pour les marques qui peuvent obtenir des informations sur les habitudes de consommation, mais qui vont également  faire de leur « mur » un espace d’expression pour les consommateurs. Ces informations sont cruciales pour les entreprises.

Le deuxième point de vue présente plutôt Facebook comme un « marchand de profils » et comme un outil d’espionnage pour les marques. Un outil de recherche,  le Lexicon, auquel les auteurs font référence, permet de scanner les pages de Facebook afin de repérer ce qui se dit sur les marques. Ou encore, le système des « engaged ads » qui utilise les termes employés par les utilisateurs dans leurs communications pour proposer de la publicité en relation avec vos dires. Ainsi, si j’envoie un message à un de mes contacts dans lequel je lui dis que j’aurai bien besoin de vacances, mais que je n’en ai pas les moyens, Facebook me proposera des publicités pour des vacances économiques sur la colonne de droite de ma page. Beaucoup considèrent ce type de pratiques comme étant intrusives. D’autant plus que Facebook a accès des informations qui vont bien au-delà de l’âge et du sexe, en effet, une grande majorité des utilisateurs renseignent les paramètres tels que les opinions politiques, les centres d’intérêt, la religion ou encore les préférences sexuelles. On peut également considérer qu’une marque est tout à fait libre de censurer les arguments qui jouent en sa défaveur sur le mur. Peut-on alors, dans cette optique considérer que les marques offrent à leurs consommateurs un espace de libre expression ?

En bref, cet ouvrage résume assez bien les principaux questionnements autour des réseaux sociaux et j’ai réellement trouvé ce livre enrichissant. Une idée m’est alors venue à l’issue de cette lecture ; peut-on considérer que le grand public a connaissance des outils de confidentialité que Facebook met à sa disposition ? J’ai fait le sondage auprès de quelques uns de mes contacts sur Facebook et il s’est avéré que trop peu en voient l’utilité. J’ai donc décidé de mettre au point un petit guide de base à l’usage de tous les facebookeurs et facebookeuses dans lequel je décris de quelle manière vous pourrez utiliser en toute sécurité vos réseaux sociaux sans craindre les répercussions des personnes qui pourraient vous nuire.

En effet, qui ne s’est pas déjà retrouvé dans la situation délicate de voir en demande d’ajout à sa liste d’amis sa mère, son collègue de travail avec lequel on s’efforce 5 jours par semaine de rester poli ou encore son patron ? Comment ne pas nuire à sa vie privée tout en y laissant s’introduire des personnes non désirées dont on ne veut pas heurter la susceptibilité ?

Aujourd’hui, il ne faut pas rester sans savoir que Facebook ne se restreint plus à un usage personnel mais tout aussi bien professionnel que familial. Alors comment faire ?

GUIDE PRATIQUE DE VIE PRIVEE SUR FACEBOOK ou petite leçon sur Fessebouc

1ère étape : Classez vos contacts

étape 1

Pour classer vos contacts par liste, cliquez donc sur l’onglet de droite « Gérer la liste d’amis ».

Ensuite, séléctionnez la liste « Amis » dans la colonne de droite :

Ainsi, vous aurez accès à votre liste d’amis et vous constaterez en tête de page qu’il vous est possible de créer une liste.

Choisissez un nom pour votre liste, ici j’ai choisi (à titre d’exemple) de nommer « Les nuisibles » la liste qui comprendra toutes les personnes auxquelles je restreindrai toutes mes informations :

Dès lors qu’une liste est créée, vous pouvez sélectionner tous les contacts que vous souhaitez voir apparaitre dans la liste. Cette liste est modifiable à souhait, en revenant à la gestion de vos contacts comme expliqué précédemment :

Comme vous le voyez dans l’exemple ci-dessus, j’ai placé mon patron dans une liste que j’ai appelée « professionnels »

2ème étape : Gérer la confidentialité de vos fils d’actualité

Vous avez décidé d’écrire une actualité mais vous ne voulez pas que tous vos contacts puissent lire, comme dans l’exemple ci-dessous « Je déteste travailler et j’aime faire la fête », non pas que ce soit mon cas mais j’imagine que je n’aurai pas envie que mon patron puisse lire ce genre d’information. Et c’est ici qu’intervient votre joli petit cadenas (que vous n’aviez peut-être jamais remarqué  jusqu’ici) :

Vous pouvez décider que cette information soit publique « Tout le monde », ou bien que les amis de vos amis puissent la voir, vos amis seulement ou vous pouvez personnaliser la visibilité de manière plus précise :

Et voilà le travail !  C’est aussi simple que ça ! Et si vous ne voulez pas vous embêter à refaire cette manipulation à chaque fois, vous pouvez cocher la case « Utiliser ce paramètre par défaut » afin que chacune de vos actualités ne soit jamais visible à vos contacts professionnels (ou nuisibles…) !

3ème étape : Protégez vos images

Cette étape est la plus simple de toute car, contrairement à notre très utile mais pourtant discret cadenas, elle est très accessible et visible. Lorsque vous créez un album photo, pensez à déterminer quelles personnes peuvent y avoir accès. N’oubliez pas que l’on a très vite fait de créer un faux profil sous lequel on pourrait commettre des délits, avec seulement  quelques unes de vos photos.

4ème étape et dernière étape : Spécifiez vos paramètres de confidentialité

Cliquez donc sur l’onglet « Paramètres de confidentialité » comme ci-dessus, vous accéderez aux paramètres par défaut de vos informations :

Ici aussi, gardez bien à l’esprit que des informations telles que vos opinions politiques, religieuses ou sexuelles peuvent jouer en votre défaveur dans votre environnement professionnel ou encore vous pouvez vous mettre en danger si votre adresse postale est à la portée de personnes que vous ne connaissez pas ou trop peu. Encore une fois vous pouvez paramétrer la confidentialité de ces informations grâce à l’onglet « Personnaliser les paramètres ».

Voici donc, selon moi, des principes essentiels dont nous devrions tous nous servir pour éviter le pire sur Facebook et ceci devrait assurer un minimum de sécurité aux incontrôlables   « jeracontetoutemaviesurfacebookistes » mais également persuader les réfractaires de Facebook qu’il est aussi possible d’y préserver son intimité avec un peu de bonne volonté…

Catégories :Culture G, Réseaux sociaux
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